Un très mauvais pressentiment, nouvelle série sortie le 26 mars dernier sur Netflix, intrigue autant qu’elle divise. Créée par les frères Matt et Ross Duffer, à l’origine du succès Stranger Things, elle était particulièrement attendue. Si pour certains spectateurs la série est un chef-d’œuvre, pour d’autres, elle a été un vrai supplice à regarder.

Camila Morrone et Adam DiMarco incarnent le couple de futurs mariés dans la série. (Crédit Photo : Netflix)

Dérangeante. C’est le mot qui vient immédiatement à l’esprit pour décrire cette série devenue rapidement un sujet de débat sur les réseaux sociaux. Dès sa sortie, le trailer annonçait une œuvre sanglante et riche en rebondissements, et sur ce point, on peut dire que la promesse est tenue.

Une plongée dans l’angoisse


Tout commence aux États-Unis, à quelques jours d’un mariage qui devait être le plus beau jour de la vie de Rachel et Nicky. Le couple se retrouve dans la maison familiale du futur époux pour les préparatifs, un lieu isolé où tout semble réuni pour une célébration parfaite… en apparence.

Mais très vite, un malaise s’installe. Dans les silences, dans certains regards aussi. Et puis il y a ces détails qui dérangent, ces moments où l’on sent que quelque chose ne tourne pas rond sans pouvoir dire quoi.

Rachel, elle, ressent rapidement un profond inconfort. Comme un instinct qui lui hurle que quelque chose cloche. Un très mauvais pressentiment. La série porte en effet très bien son nom puisque ce malaise ne fait que s’intensifier au fil des épisodes.

Peu à peu, la jeune femme développe une méfiance envers la famille de son futur mari. Jusqu’à ce que tout bascule dans un véritable cauchemar. La série mise sur une esthétique sombre, un rythme volontairement lent et une bande-son oppressante. Des choix qui viennent renforcer ce sentiment constant de tension…au risque de perdre une partie du public en route !

Une réception très contrastée


La série n’a pas tardé à faire réagir. Sur les réseaux sociaux, les avis sont particulièrement partagés.

Autant de « j’ai trop aimé ! » que de « s’il vous plaît, dites aussi la vérité, la série est nulle ».

Il faut dire que le scénario a parfois dérouté. Beaucoup de spectateurs s’interrogent sur le dénouement : « j’ai rien compris à la fin, je suis bête ou ? », « rien compris » ou encore « quelqu’un peut m’expliquer la fin svp ? ».

Dans un autre registre, certains disent avoir apprécié la série, mais se seraient bien passés de deux ou trois épisodes. Redondance dans les discours, ou encore « intrigue trop lente ».

Un choix narratif assumé, qui séduit les amateurs d’horreur psychologique et d’ambiances pesantes, mais qui peut frustrer ceux qui s’attendent à une intrigue plus directe et rythmée.

Alors, à chacun de se faire son propre avis en regardant les 8 épisodes, si ce n’est pas encore fait. Mais une chose est sûre : qu’on l’adore ou qu’on la déteste, cette série ne laisse personne indifférent.

Hamel Bechiche

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