Avec ses mèches ultra graphiques qui encadre le visage, la hime cut s’est imposée comme l’une des coiffures les plus marquantes de ces dernières saisons. Popularisée sur les tapis rouges puis aperçue sur les réseaux sociaux, cette coupe japonaise ancestrale fascine. Retour sur une tendance capillaire à l’esthétique dramatique et sophistiquée.

Zendaya aussi a déjà porté sa version de la hime cut lors d’un défilé Schiaparelli (Crédit photo : Gorbun Roman).
La hime cut se fait remarquer à chaque fois qu’elle refait une apparition dans la pop culture. De Cher dans les années 70 à Billie Eilish plus récemment, la coiffure revient régulièrement sur le devant de la scène. Depuis 2025, elle connaît encore un nouvel essor.
Une coupe née dans le Japon impérial
Bien avant d’envahir TikTok et les tapis rouges, la hime cut trouve ses origines dans le Japon de l’époque Heian, entre 794 et 1185. À cette période, les femmes de la noblesse japonaise portaient des cheveux extrêmement longs et parfaitement lisses, symboles de raffinement et de statut social.
La coupe serait issue d’un rituel appelé amasogi, durant lequel les jeunes femmes aristocrates coupaient une partie de leurs mèches latérales lors de leur passage à l’âge adulte. Ce contraste entre longue chevelure, frange courte (ou pas) et mèches coupées au niveau du menton ou des joues est devenu la signature de la hime cut moderne.
Le terme “hime” signifie d’ailleurs “princesse” en japonais. Une appellation qui explique pourquoi cette coiffure conserve encore aujourd’hui une aura presque royale.
Pourquoi la hime cut est redevenue tendance ?
Si la coupe circulait déjà dans les sphères mode et K-pop depuis plusieurs années, c’est véritablement en 2025 qu’elle a de nouveau explosé dans la pop culture occidentale. Le tournant ? Les Grammy Awards 2025, où Lady Gaga, Miley Cyrus et Billie Eilish ont toutes adopté leur propre version de la hime cut.
Depuis, la coupe continue d’être présente, notamment sur les tapis rouges, dans les défilés et sur les réseaux sociaux. Le Met Gala 2026 a encore confirmé son influence puisqu’on l’a notamment vu sur la patineuse Alysa Liu, il y a quelques jours.

Alysa Liu au Met Gala 2026 (Photo Pinterest).
Ce retour en force peut s’expliquer par la montée en puissance des inspirations japonaises et coréennes dans la mode et la beauté, mais aussi le succès de l’esthétique anime. Depuis quelque temps on observe aussi un certain rejet du “clean girl hair”, devenu pour certains trop lisse et discret, ce qui laisse la place pour des coiffures plus extravagantes.
K-pop, tapis rouges hollywoodiens et manga
Avant même son explosion mondiale, la hime cut était donc déjà très présente dans la culture japonaise contemporaine. Dans les années 1970, la chanteuse japonaise Megumi Asaoka contribue à populariser la coupe dans la culture pop nippone.
Plus récemment, la K-pop a largement participé à sa diffusion internationale. Des idols comme MOMO du groupe TWICE ont remis la coupe au goût du jour bien avant son adoption par Hollywood.
Côté célébrités occidentales, plusieurs stars ont déjà adopté une version plus ou moins assumée de la hime cut comme Cher dans les années 70, Nicole Kidman ou plus récemment Rosalia.
Mais il faut aussi le dire : il est impossible aujourd’hui de dissocier la hime cut de l’univers anime et manga. Dans l’imaginaire collectif, cette coupe évoque immédiatement les héroïnes japonaises mystérieuses, froides ou aristocratiques.

Le personnage Yumeko Jabami porte une Hime cut dans le manga Kakegurui.
La hime cut oui mais pour qui ?
La hime cut reste une coupe exigeante. Sa structure très géométrique met immédiatement le visage en avant, ce qui explique pourquoi elle peut être difficile à porter.
Elle fonctionne particulièrement bien sur les cheveux lisses ou raides, les longueurs épaisses et les visages ovales ou allongés.
Mais les versions modernes sont beaucoup plus souples qu’autrefois. Certaines déclinaisons plus floues ou texturisées permettent aujourd’hui d’adapter la coupe à des cheveux bouclés ou wavy par exemple. Donc amusez-vous !
Ultime point à souligner : la coupe demande de l’entretien. Les lignes doivent rester nettes pour conserver cet effet ultra graphique qui fait toute sa singularité.
La coupe anti “quiet luxury”
Le succès de la hime cut raconte aussi quelque chose de l’évolution des tendances beauté. Après plusieurs années dominées par les brushings naturels, les coupes effortless et l’esthétique “clean girl”, les coiffures fortes font leur retour.
Wolf cut, jellyfish cut, mullet revisité… La beauté renoue avec des silhouettes plus expérimentales, plus affirmées et parfois volontairement étranges.
La hime cut s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague et c’est précisément ce qui la rend aussi iconique aujourd’hui.
Hamel Bechiche
